Etre otage de la SNCF est-il inscrit dans la gêne occasionnée ?

Publié le 24 Juin 2014

On est toujours "otage" de quelque chose, ou de quelqu'un, n'est-ce pas ? En premier chef otage de son travail et des revenus qu'il procure pour nourir sa famille ; otage de sa société de crédit qui peut vous mettre à la rue ; otage de la société de consommation et du miroir aux alouettes qu'elle brandit devant nous pour nous rendre acteur et complice de la gabegie dans laquelle nous vivons ; otage de la publicité qui nous fait nous sentir minable si nous n'avons pas le dernier machin à la mode… Nous contribuons ainsi, otages complices, à faire fonctionner un système qui nous écrase et nous prive de tout libre arbitre. A tel point que nous avons besoin des perroquets médiatiques pour savoir ce qu'il convient de penser. Par exemple, il convient de penser que nous sommes les otages de la grêve des cheminots. N'est-ce pas ? Et si je vous disais que depuis 1997, à la SNCF, "on" est passé maître dans l'art de privatiser les bénéfices et de partager les pertes avec les contribuables, usagers ou non d'ailleurs ? Cela vous parle ? Ceci avec la bénédiction de l'état, complice, et de la commission européenne, architecte de la grande débandade de tout ce qui pouvait et peut encore, si peu, ressembler à un service public. 

 

Un petit texte en forme de poême pour vous ouvrir si c'est encore possible l'esprit, et une petite chanson… en m'excusant de la gêne occasionnée si la lecture de ces quelques lignes vous a bousculé. Si vous estimez que l'on ne vous dit pas tout, et bien c'est qu'en plus d'être otage de ce qui est listé en début de page, vous êtes aussi et surtout otage de vous même, de votre paresse, et de votre incapacité ou absence de volonté pour aller chercher les informations qui vous permettraient, peut-être, de penser en citoyen libre et "instruit". Il vous sert à quoi, votre abonnement internet ? Cherchez, vous trouverez.

 

Quand ils sont venus chercher les communistes,

je n’ai pas protesté parce que je ne suis pas communiste.

Quand ils sont venus chercher les Juifs,

je n’ai pas protesté parce que je ne suis pas Juif.

Quand ils sont venus chercher les syndicalistes,

je n’ai pas protesté parce que je ne suis pas syndicaliste.

Quand ils sont venus chercher les catholiques,

je n’ai pas protesté parce que je ne suis pas catholique.

Et lorsqu’ils sont venus me chercher,

il n’y avait plus personne pour protester.

Texte de Martin Niemöller (1892-1984), pasteur protestant arrêté en 1937 et envoyé au camp de concentration de Sachsenhausen.

http://www.laparisienneliberee.com/la-gene-occasionnee/

Rédigé par Sylvie Boussand

Publié dans #Et pendant ce temps là…

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joel 30/06/2014 15:14

bein dis donc , y'a de drôles de pubs sur ton site , à droite ! à la place de la rubrique " parti de gauche " je suis fendu en deux !! est-ce que tu vois comme moi ?? ! :-) bises !

joel 30/06/2014 15:08

Bonjour Sylvie , ca me tue , ces gens , qui se croient être pris en otage !! Ce sont les gréves qui ont permis leurs congés payés etc , et aujourd'hui , ils pleurent pour quelques heures de géne ! ils ne comprennent pas !! quelle société individualiste !!! les temps ont bien changé !! bises !