De Washington à Santiago, Moscou, Bagdad... itinéraire d'un capitalisme pourri

Publié le 5 Novembre 2011

Un traumatisme collectif, une guerre, un coup d'état, une catastrophe naturelle, une attaque terroriste plongent chaque individu dans un état de choc. Après le choc, nous redevenons des enfants, désormais plus enclins à suivre les leaders qui prétendent nous protéger. Et à accepter TINA (there is no alternative) : il n'y a pas d'alternative.

 

S'il est une personne à avoir compris très tôt ce phénomène, c'est Milton Friedman, Nobel d'économie (beurk…) en 1976. Friedman, soutenant l'ultralibéralisme, conseilla aux hommes politiques d'imposer immédiatement après une crise des réformes économiques douloureuses avant que les gens n'aient eu le temps de se ressaisir. Ses disciples, les "Chicago boys" sévissent encore aujourd'hui.

 

Il qualifiait cette méthode de traitement de choc. Naomi Klein la qualifie de "stratégie du choc". La stratégie du choc dont elle fit un livre en 2007.


En utilisant de nombreuses images d'archives, Michael Winterbottom et Mat Whitecross démontrent la puissance du texte de Naomi Klein et la nécessité de résister. La vidéo s'achève, ou presque, sur l'élection d'Obama. Depuis, et après avoir visionné ce film d'un peu plus d'une heure, nous pourrons regarder différement l'intervention de l'OTAN en Libye, revoir nos fondamentaux en ce qui concerne les krachs boursiers, et se souvenir de cette phrase de Roosevelt : "la seule chose dont nous devons avoir peur est la peur elle même".

 

 

 

 

 

Rédigé par Sylvie Boussand

Publié dans #T'as la mémoire qui flanche

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