Grippe porcine : 200 à 300 000 morts en Egypte…

Publié le 16 Mai 2009

Dans le cochon, tout est bon !

Le cochon est même devenu un alibi, avec la complicité de H1N1, pour les autorités égyptiennes afin de justifier l'abattage du cheptel porcin égyptien. Alors qu'à la date du 27 avril, aucun cas de grippe n'avait été recensé au pays des pharaons… mais cela fera plaisir au peuple.

C'est le cochon qui paie, et l'éleveur, on s'en fout !





La grippe A/H1N1 invoquée pour l’abattage
du cheptel égyptien de porcs

4 mai 2009


Alors que la grippe A/H1N1 monopolise le devant de la scène internationale, se répercutant de pays en pays, le gouvernement égyptien a ordonné mercredi 29 avril l’abattage du cheptel de porcs du pays, estimé entre 200 000 et 300 000 animaux. Initialement, la raison officielle invoquée pour justifier cet abattage massif était le risque que ces troupeaux représentaient face à la propagation de l’actuelle épidémie de grippe en cours.
Pourtant, à en croire l’OIE (Organisation mondiale de la santé animale), l’abattage de porcs en mesure préventive contre la grippe A est injustifié. Elle déclare ainsi que « l’information scientifique actuellement à disposition de l’OIE et de ses partenaires indique que ce nouveau virus de l’influenza A/H1N1 se transmet d’homme à homme et aucune infection parmi les porcs, ou du porc à l’homme, n’est prouvée ».

En outre, à dater du 27 avril 2009, aucun cas humain de grippe A/H1N1 n’avait été signalé en Egypte selon le porte-parole officiel du ministère de la santé égyptien, Abdel Rahman Chahine.
Dans leurs dernières déclarations, les autorités dirigeantes égyptiennes auraient finalement reconnu procéder à l’exécution de ces élevages pour des raisons d’hygiène, les animaux incriminés étant élevés dans des conditions sanitaires précaires et nourris avec les ordures des villes avoisinantes.
Mais, ce mode d’élevage représente une source de revenus vitale pour ces éleveurs, qui ne sont pas enclins à laisser décimer leurs troupeaux sans réagir. Pour preuve, de violents affrontements ont déjà sévi dans le pays opposant les forces de l’ordre et les éleveurs, notamment dans le quartier de Manchiyet Nasr, sur la colline de Moqattam, à l’Est du Caire. Ils auraient d’ores et déjà fait une dizaine de victimes.
En outre, si cette forme d’élevage pâtit par son manque d’hygiène, elle assure néanmoins le ramassage des ordures dans les quartiers touristiques par les éleveurs de porcs en quête de nourriture pour leurs animaux. Une fois les détritus collectés, ils sont triés, le comestible allant aux cochons et le reste étant vendu au marché de recyclage le plus proche.

Appartenant à une minorité chrétienne copte (1), ces éleveurs de porcs sont généralement mal perçus par le reste de la population égyptienne où la religion musulmane domine, laquelle interprète le cochon comme un animal impur dont la consommation est prohibée.


© Cécile Cassier - Source : Univers Nature

1- L’Eglise copte désigne une église orientale principalement basée en Egypte.

Rédigé par Sylvie Boussand

Publié dans #Bonnet d'âne

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L
bonjour Sylvie-bien sûr pour l'islam le porc c'est sale - impur -alors la bonne aubaine !!!bises Lady M
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